Election piège à cons
On dit que la Grèce antique, à la différence d’autres peuples de la même époque, était naturellement portée vers l’amour de la liberté.
Mais cette liberté reposait sur l’esclavage. Plutôt qu’au labeur, ces Grecs appréciaient d’utiliser leur temps à l’Eros, à la philosophie, aux jeux et à l’art.
Or le temps se gagne sur le travail, en confiant ce dernier à ceux qui ne peuvent le refuser : aux esclaves. Et pour se procurer suffisamment d’esclaves, il faut faire la guerre. L’objectif des colonisations est également dans la recherche de la liberté par la richesse et tout ce que cette dernière procure par surcroit.
Enfin, l’Occident, sans doute lobotomisé par diverses drogues dont la perfusion médiatique n’est pas la moindre, a cru dans la foulée, qu’en apportant le travail à des peuples affamés et lointains, il pourrait ainsi continuer à consommer sans travailler, des marchandises quasiment gratuites.
C’était sans compter sur les marchands âpres au gain, qui rajoutèrent de grosses marges à leur prix de revient dérisoire, maintenant leurs prix de vente juste un peu inférieurs à ceux d’avant, afin de les rendre malgré tout suffisamment attractifs.
Mais à cause de leur gourmandise, ces marchands, qui de plus, en profitèrent pour n’acquitter ni taxe ni impôt, engagèrent les Etats à s’endetter de plus en plus, en apportant à leurs populations, dorénavant sans emploi, et donc sans revenu du travail, de quoi continuer dans leur addiction à la consommation, de peur, que si brusquement sevrés, en proie au manque, ils sombrent dans la folie et se mettent à piller tous les super, hyper et mini-markets !
Et la campagne de la présidentielle continue à égrainer ses fadaises !
Les lendemains d’élections seront, à l’évidence bien malsains. Pourtant, partout, un électeur sur deux criera bien fort « On a gagné ! ».
Le triste avantage de la mondialisation
La mondialisation, derrière laquelle se cache la Mafia financière mondiale, malgré mes incessantes diatribes, aura eu son utilité, sa nécessité, dans le cadre de la création permanente de la nature et plus largement de l’univers. Selon James Lovelock et Lynn Margulis, cette création permanente, ou auto-organisation du monde vivant, ferait que Gaïa, la Terre, réagirait comme un être vivant. Une idée totalement étrangère aux Occidentaux avant les années 70, qui a pourtant imprégné depuis l’aube de l’humanité et, en des lieux reculés, imprègne encore, la pensée des sociétés africaine, orientale, asiatique ou amérindienne.
En revanche, la pierre angulaire du monde occidental est la Torah et son avatar l’Ancien testament, dont Max Weber a bien montré le rôle primordial dans le développement de l’industrie capitaliste au XIXe siècle.
Le camouflage du message de paix et de compassion du Christ permit de laisser libre court à cette volonté de puissance, qui, hypocritement crut trouver sa justification dans ce « « Croissez, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la. » Genèse 1, 28. L’homme aurait donc reçu de Dieu, le droit de régner sur tout le reste de la création.
Ce prétendu pouvoir trouva son paroxysme dans le colonialisme et l’impérialisme. C’est par l’épée, évidemment, que la « Bonne nouvelle » devait être apportée à tous les « sauvages », qui subirent en même temps pillages, viols meurtres, et souvent, à l’instar des peuples amérindiens, un véritable génocide.
Après quatre à cinq siècles d’hégémonie et de christianisation du monde, un seul peuple, malgré la guerre de l’opium qui l’éprouva durement, sembla résister à cette volonté d’uniformité de penser et d’agir, prétendument universaliste, mais surtout caractérisée par la destruction des cultures locales.
La Chine communiste n’a pas oublié, elle a su se servir des armes du capitalisme libre-échangiste et l’adapter à son tempérament pour le retourner contre ses adversaires, tout en leur révélant l’iniquité et l’inefficacité de la déviation du capitalisme de production en capitalisme financier, c’est-à-dire, le libre-échange absolu. L’appellation néolibéralisme étant un euphémisme, pour mieux faire passer l’amère pilule.
L’Occident devra donc, enfin, se poser les bonnes questions et non plus les rodomontades ressassées sempiternellement depuis Descartes ou Kant à Levinas, malgré Schopenhauer et Nietzsche.
La fin de la domination impérialiste de l’Occident l’oblige à se poser déjà la question : comment la déesse Raison a pu nous pousser à tant de crimes ? Comment le développement extraordinaire des sciences et des techniques a pu nous amener à une telle pollution de la planète, à la ruine de notre biodiversité et à un tel gaspillage de ressources non renouvelables ?
Pourquoi le résultat de nos luttes ouvrières et de nos acquis issus de la Libération se délitent ? Pourquoi nous retrouvons-nous abandonnés par les « politiques » impuissants à résoudre des problèmes qui les dépassent et dont ils ont pourtant créé les conditions, par leur compromission dans les affaires, par incompétence ou naïveté ?
Comment, après les avoir imposés au monde entier avec tant de ferveur idéologique, nous retrouvons-nous victimes stupéfaites de la dérégulation financière et de l’ultralibéralisme ?
Notre pensée occidentale, dont nous sommes si fiers, ne devrait-elle pas être revue entièrement et s’inspirer, peut-être pour trouver son équilibre, de la pensée chinoise ?
La pensée du monde occidental, du monde chrétien, est aux antipodes de la pensée du reste du monde.
Dan la Bible, Dieu a créé le monde et il reviendra au Jugement dernier ; c’est pourquoi les Occidentaux, même agnostiques ou athées, sont messianistes. Pour eux, l’Histoire commence avec la Création et se termine par la Rédemption. L’Histoire suit une flèche qui part d’en bas et se termine en haut. C’est la flèche du temps. L’homme a donc le devoir de participer à l’élévation de l’humanité. D’où la foi dans le progrès scientifique et technique. D’où la croyance que la réussite terrestre est le signe donné par Dieu, qu’Il est satisfait de nos actions.
En revanche, pour les asiatiques, la seule observation de la nature révèle que tout suit des cycles : les saisons changent la nature qui se transforme donc en permanence, mais le cycle des saisons, lui, est immuable, permanent.
« Le commencement n’est pas inscrit une seule fois dans le temps, mais est à l’œuvre dans tout déclenchement […] Toute fin est donc aussi un début : à partir de ce qui s’achève s’enfante aussi du nouveau. » François Jullien, Entrer dans une pensée.
La nature nous montre que tout est en mouvement, mais que tout revient à son point de départ.
C’est ainsi que les astrophysiciens occidentaux pensent que le Big Bang est infiniment en expansion. Alors que les astrophysiciens américains mais d’origine indienne sont persuadés qu’après le Big Bang, le Big Crunch fait revenir l’univers à son point de concentration originel.
C’est ce que j’ai tenté de démontrer dans « Bienheureux les enfants de la mère », dans le chapitre De la gnose à la théorie des cordes (en lecture libre sur le site philippe.annaba.free.fr).
L’Occident est donc dans la dernière partie de son cycle. Après l’abus de sa « puissance civilisatrice », le voilà réduit à la merci, non des barbares, mais de ceux pour qui nous sommes des barbares.
Rappelons que les Grecs anciens nommaient « barbares » ceux qui ne lisaient pas le grec. Or ceux qui vont nous dominer, non seulement maîtrisent parfaitement la langue occidentale, c’est-à-dire l’anglais, mais ce sont les peuples occidentaux et occidentalisés qui ignorent totalement le chinois, le japonais ou l’hindi.
Nous n’avons jamais cherché à pénétrer leurs pensées, et c’est pour cela que nous sommes enfermés dans nos contradictions idéologiques, dans ce monde occidental où l’on ne parle partout que de solidarité et de prélèvements sociaux, et où les fortunes indécentes prolifèrent tout en s’étalant au grand jour, à côté de la paupérisation qui ne cesse de croître.
Ne faudrait-il pas d’abord, tenter un renversement de nos valeurs, pour comprendre ce qui nous arrive ?
Comme messianistes nous avons toujours substitué à l’observation de la nature, à l’ordre de la nature, l’ordre de nos utopies, de nos constructions métaphysiques et de notre ordre moral, aussi changeants sur vingt siècles d’histoire, que nos préjugés.
L’Occidental cherche un sens, l’Oriental cherche une cohérence. Or le monde du sens n’a rien à voir avec celui de la cohérence.
On choisit un sens parmi d’autres ; on ne choisit pas la cohérence.
La cohérence est une. Elle ne se raccroche pas à la morale et aux us et coutumes, à nos préférences. Ce qui est cohérent tient debout tout seul. La cohérence ne peut être contredite et n’est pas réductrice.
Le puzzle n’a pas de sens, il a une cohérence ; c’est-à-dire un assemblage possible et un seul. Un assemblage rigoureux, selon des règles que le joueur n’a pas édifiées lui-même, mais qui « sont ». La réalité « est », et y chercher un sens ne peut que nous amener à édifier des croyances, évidemment diverses et contradictoires, et donc à des risques d’oppositions, de conflits.
Le puzzle terminé, il est automatiquement vu et compris dans sa globalité, par tous. Après chaque pièce posée, encastrée dans une autre, certes, la globalité s’imagine, mais en évoluant à chaque étape en vue de la cohérence totale de l’image finale.
« La pensée chinoise ne part ni de l’Être ni de Dieu » François Jullien, Entrer dans une pensée.
La Cohérence du Tout, étant, quel besoin aurions-nous d’imaginer un au-delà. Pourquoi nous soucier de ce que les êtres vivants doivent s’entretuer pour subsister ? Pourquoi dramatiser, condamner ou justifier ce qui est ?
Il n’est évidemment pas question de démontrer la supériorité de la pensée chinoise sur la pensée judéo-chrétienne, mais d’inciter à rechercher une complémentarité entre elles. Ne peut-il y avoir une coopération entre deux pensées paraissant a priori comme opposées, à l’instar justement du Yin et du Yang, afin d’enfanter, enfin, cette pensée universelle, qui, comme le miroir, disent les taoïstes, prend tout et ne rejette rien. Une pensée universelle dont l’humanité a bien besoin pour sortir de ses contradictions.
« Entrer dans une pensée », de François Jullien (Gallimard), n’est pas d’une lecture aisée, mais c’est une brèche pour pénétrer dans la pensée holistique.
Philippe Annaba.
"Tout être humain sans distinction de race..."
« Tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. »
Extrait du préambule de la Constitution du 27/10/1946.
Vouloir faire croire qu’il n’y a pas de races humaines mais une seule race humaine, c’est déjà confondre espèce et race. Il n’y a évidemment qu’une espèce humaine dont tous les membres peuvent s’accoupler et procréer, indépendamment de leurs caractères raciaux. Vouloir nier l’existence de races différentes sous prétexte de lutter contre le racisme relève d’une courte vue. Cela relève plutôt de la superstition qui confond les mots et les choses.
Pourquoi les membres de races différentes qui font partie de la même espèce n’auraient-ils pas les mêmes droits humains fondamentaux ? Pourquoi serait-il nécessaire de supprimer un mot dans la constitution française ou dans le dictionnaire pour changer les mentalités ?
Certes, à une époque passée, des personnes célèbres dans l’histoire, ont prétendu que certaines races étaient supérieures à d’autres.
Chacun sait très bien aujourd’hui que l’objectif était de justifier la colonisation, sous le prétexte d’apporter la « civilisation » aux « sauvages ».
Les avancées de la science, les combats de philosophes et d’écrivains, l’éducation et le changement des mentalités ont eu raison de tels erreurs. Et si elles réapparaissent, il convient de les condamner sans ménagement.
Mais n’oublions pas que le néocolonialisme, la spoliation des richesses de pays pauvres perdure encore aujourd’hui, sans invoquer pour cela d’arguments racistes, mais par la pratique par les multinationales et de grandes entreprises, de la corruption ou de la tromperie des élites.
Mais s’il est certain que biologiquement toutes les races humaines sont semblables, qui pourrait affirmer que, par exemple, les races jaune, noire et blanche ne sont pas chacune dotée de caractéristiques culturelles propres : traditions, histoire, patrimoine.
La race correspond à chacune de ces trois subdivisions de l’espèce humaine, selon le Petit Larousse. Un terme qui est souvent élargi en le rapprochant d’ethnie : « groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène et dont l’unité repose sur une communauté de langue et de culture ».
Le véritable multiculturalisme, comme son nom l’indique, est une ouverture sur toutes les cultures, afin que chacun comprenne mieux et donc accepte l’autre. Et que chacun puisse aller puiser ailleurs, ce qui peut-être, manque chez lui.
Mais le véritable multiculturalisme n’est pas celui des marchands et des médias qui cherchent a contrario à tout uniformiser, à gommer les particularités des peuples pour les formater aux produits standardisés. Vendre du Coca-cola à sept milliards d’endoctrinés par la publicité et par l’American way of life perfusé par les séries américaines, c’est tout le contraire du multiculturalisme.
Avec le développement de la circulation des hommes et des femmes dans le monde, il est tout à fait normal que le métissage s’accroisse. Et cela représente, à n’en pas douter, l’un des facteurs constitutifs de la paix. Mais que les choses qui doivent arriver arrivent à leur rythme. Vouloir les brusquer risque d’exacerber les réticences et provoquer des réactions allant à l’encontre du but recherché.
Philippe Annaba.
Délinquance et mondialisation.
Capitalisme financier, mondialisation et grande ou petite délinquance font bon ménage, parce qu’ils relèvent d’une même loi, loi unique, loi inique, loi du maximum de profit, loi de la jungle, loi des hors-la-loi.
La propagande laxiste va de pair avec le développement de la société marchande où l’accroissement du bénéfice ne résulte plus de la production mais de la vente.
À chaque fois qu’un objet de valeur, de l’I.pod à la BMW est volé, la victime en achète un autre ; et les marchands doublent ou triplent ainsi le nombre des consommateurs, même si c’est le même qui paie plusieurs fois, parfois remboursé en partie par une compagnie d’assurance.
C’est ainsi que la criminalité fait marcher le commerce et dope notre Produit Intérieur Brut. Tout le monde est content
C’est pourquoi la loi biblique « Œil pour œil, dent pour dent », qui en fait, date des premiers âges, fut rejetée après des millénaires de bons et loyaux services.
C’est alors que les circonstances atténuantes furent imaginées pour punir a minima tout délit, qu’on insiste partout sur la prévention pourtant si peu efficace, et qu’on ne parle plus de punition mais d’éducation, dans des pays où pourtant l’incivilité règne partout.
Le bagne correspondait à une société de production où chaque objet nécessitant un dur travail, était doté d’une véritable valeur.
S’il fut une époque où l’on emprisonnait le voleur d’un quignon de pain, aujourd’hui le braqueur d’une voiture de luxe ne sera condamné qu’à trois mois de prison avec sursis, assortis d’un « suivi psychologique », qui, faute de moyens, restera lettre morte. L’Histoire saute toujours d’un extrême à l’autre !
Les lois laxistes, non seulement révèlent un profond mépris des victimes et rendent la justice inefficace, mais permettent le développement des zones de non-droit des banlieues, du monde des affaires et des paradis fiscaux, et font ainsi le jeu de la finance mondiale, confortée de plus en plus par l’argent des mafias et de la criminalité internationale.
Aujourd’hui il n’y a plus que deux classes : la classe moyenne, c’est-à-dire, celle des esclaves, qui continue à travailler et à payer impôts et cotisations sociales, et la classe des rentiers de la finance et de la criminalité.
Il est temps de réinventer les bagnes et de remettre au goût du jour la Loi du Talion.
Malheureusement la classe moyenne, ne semble plus capable de résistance ni de révolte.
Il faut dire que durant bien trop longtemps elle a subi l’endoctrinement médiatique de la prêtraille laïque bien-pensante, soumise par vénalité à des marchands sans scrupules.
« Une justice inspirée par la pitié, porte préjudice aux victimes. » Le Talmud.
Annaba
Le trou de la "Sécu", urgence oubliée de la campagne.

C’est le titre d’un article révélateur du Monde du 23 mars 2012.
Un sujet « silence radio et télé ». Il s’agit pourtant des conclusions et mises en garde de la Cour des comptes qui prévoit que de très gros sacrifices vont être demandés aux Français.
Si certains, même à gauche, pensent que l’allongement de la vie nécessite de travailler plus longtemps, la Cour des comptes révèle plutôt que l’allongement de la vie coûte de plus en plus cher : les plus de 60 ans représentent 50% des remboursements.
Les affections de longue durée (ALD) ne pourront bientôt plus être prises en charge à 100%. Les indemnités journalières en cas de maladie ne seraient, à l’avenir, prises en charge uniquement par l’entreprise. CGS et RDS sont très largement insuffisants devant l’ampleur de l’accroissement des dépenses. Etc. etc.
Pour ceux qui n’ont pas bien compris ce qui se passe, voici un extrait de mon livre « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations » :
« Dans les anciens pays industrialisés s’est instaurée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une politique sociale exemplaire. De multiples ONG et associations diverses ont également vu le jour pour défendre de par le monde, les droits de l’homme, la dignité humaine, les droits au travail, à la nourriture, au logement, etc.
Ces bons sentiments cachent pourtant une réalité totalement différente et liée à ce que nous avons défini comme la Globalisation financière mafieuse.
Il s’agit en fait, d’une stratégie de gouvernance mondiale décidée par une oligarchie occulte, qui depuis déjà longtemps cherche à mettre en place un Nouvel ordre mondial.
Ces oligarques sont convaincus que les progrès scientifiques et techniques dans le domaine médical, d’ici la fin du XXIe siècle, permettront à l’homme de quasiment doubler son espérance de vie.
Évidemment ce don de la science, auquel l’homme rêve depuis ses débuts, aura un coût très élevé, et tout le monde, ne pourra pas en bénéficier.
D’autant plus que si dix milliards d’êtres humains voyaient leur espérance de vie doubler, les conséquences en seraient, à l’évidence, désastreuses sur tous les plans.
Par conséquent deux classes sociales vont se retrouver en présence ; les très riches qui pourront vivre environ cent cinquante ans, et les autres.
Ce qui signifie que le modèle social mis en place en Europe au milieu du XXe siècle, se révèle obsolète.
Les droits sociaux dont tout membre de l’ « Europe des 15 » jouissait encore, doivent donc disparaître. Pour ce faire, la première étape consista à élargir, en 2004, l’Union à 27 pays, afin d’attiser le feu, c'est-à-dire la concurrence déloyale, sous le prétexte fallacieux de la liberté du Marché.
Tout est fait pour que la santé devienne un luxe et le travail de plus en plus rare, par les délocalisations sauvages et les automatisations qui ne cessent de se perfectionner et de gagner de plus en plus de secteurs d’activité.
Les acteurs des médias, ignorant pour la plupart ces perspectives, continuent inlassablement leur propagande rassurante, inspirée par ceux qui les financent. Cette désinformation n’a qu’un seul objectif, endormir l’opinion publique, pendant que partout sur la planète, le Marché se charge de réguler la population, par la famine, la violence, les saletés chimiques contenues dans l’alimentation de masse, les révoltes, les guerres, les pollutions, et les catastrophes écologiques.
Des évènements présentés comme des fatalités, alors que la plupart d’entre eux sont les conséquences de ces fameux progrès scientifiques et techniques mis au service du seul profit.
Les gouvernements font donc semblant de tenter de résoudre les difficultés que rencontrent les citoyens, alors qu’en fait, leur seule tâche est de les abandonner à leur triste sort.
Ces oligarques sont très conscients que tous les progrès techniques bradés sur l’autel du profit, sacrifient aussi leur propre environnement, et que cela doit changer.
Malgré leur médiatisation, les découvertes de gisement de pétrole et de gaz sont dérisoires étant donné la demande à venir. De même la prolifération des produits électroniques amène une raréfaction des « terres rares » qui les composent ; ils vont bientôt devenir également des produits de luxe.
Pour gagner plus, il n’est plus possible, de « jouer sur la quantité ».
Il ne reste donc plus qu’à augmenter les marges, et tant pis pour le « pouvoir d’achat » des pauvres. D’ailleurs, depuis trente ans, chaque année, le monde compte plus de riches et plus de pauvres.
Et aujourd’hui, pour les partisans de ce Nouvel ordre mondial, la surconsommation de masse n’est plus d’actualité dans les pays occidentaux. Les pays émergents devraient réserver de plus en plus leur production pour leurs habitants.
La deuxième étape a commencé en 2008, avec une arme de destruction massive : la puissance financière, qui est en train de paupériser totalement les classes moyennes et d’affamer les pauvres.
Ce nouveau paradigme antihumaniste se cache encore derrière les derniers oripeaux des valeurs de l’ancien monde.
Pour notre intelligentsia, cul et chemise avec certains de ces oligarques, il ne s’agit là, bien sûr, que de paranoïa.
Et pourtant, quel gâchis depuis l’avènement du libre-échange absolu, c’est-à-dire, de la suppression de tous les garde-fous économiques et sociaux, que certains appellent à tort Mondialisation. Et quel gâchis, demain encore…
"Est-ce que ce monde est sérieux ?"
Pour ceux qui ne regarde que la télévision et ne lisent pas les journaux : Le Parlement européen a décidé d’augmenter les importations de viande de bœuf américaine et canadienne. Selon les éleveurs français, l’Europe poursuit ainsi son œuvre de sape et de découragement de la production (Aujourd’hui en France du 15 mars 2012).
En revanche l’Europe cherche à imposer à toutes les compagnies aériennes qui volent dans le ciel européen la taxe carbone. C’est très mal vu par les Etats-Unis et les pays émergents, surtout la Chine qui menace de revenir sur sa commande de 45 Airbus. (Le monde du14 mars).
Il serait facile de leur rétorquer que leur développement et leur croissance sont dues en grande partie à leurs exportations vers l’Europe et principalement vers la France, et que l’on pourrait les menacer également de les boycotter.
Mais encore faudrait-il que nous en soyons capables. Dans Aujourd’hui en France du 15 mars, le fondateur d’Archos, fabricant français de tablettes tactiles y précise que notre savoir faire est parti et qu’il ne reviendra plus. Quand on pense que François Bayrou veut consacrer 10% du budget européen aux nouvelles technologies ; c’est un peu tard, il y a belle lurette que la Chine et l’Inde nous ont dépassés dans ce domaine, et ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Merci les prêtres de la mondialisation ! Voir le blog « La malhonnêteté des médias ».
C’est l’occasion de revenir sur l’affirmation stupide de ces « experts » selon laquelle nos importations proviendraient en majorité de l’Allemagne et non de la Chine. Allez dans n’importe quel supermarché et regardez d’où proviennent 80% des marchandises : de Chine. Et en effet lorsqu’un produit allemand est fabriqué à 90% en Chine et 10% en Allemagne, il est comptabilisé dans les importations en provenance de l’Allemagne, mais sur la boite ou l’étiquette, c’est bien marqué «Made in China ». Le problème c’est que ces soi-disant experts ne font pas leurs courses eux-mêmes, où plutôt comme il est dit dans « Les nouveaux chiens de garde », ils sont grassement payés pour dire le contraire de ce qu’ils pensent.
Revenons également sur notre capacité à exporter notre haute technologie, par exemple des Airbus. Ça n’empêche pas nos 75 milliards d’euros de déficit de la balance commerciale ! Mais surtout, pour signer des contrats avec la Chine, nous vendons nos Airbus « avec la technologie », ce que n’accepte pas Boeing, et ce qui signifie que dans cinq ou dix ans, la Chine sera producteur de gros courriers, qu’elle vendra moins cher dans le monde entier, et l’entreprise européenne n’aura plus qu’à fermer ses usines et pleurer de nouveaux chômeurs très hautement qualifiés.
Dans Aujourd’hui en France du 14 mars, pour Philippe Manière, qui se prétend économiste, sans doute un de ces « experts » dont parle « Les nouveaux chiens de garde », le protectionnisme, même aussi soft que celui prôné par certains candidats à la présidentielle, est « une idée réactionnaire ». La preuve, le libre-échange et l’ouverture des frontières ont fait que « ce sont les Européens qui ont le niveau de vie le plus élevé ». En effet, grâce à un colossal endettement qui va nécessiter des plans de rigueur draconiens et faire justement chuter le pouvoir d’achat.
« Le protectionnisme est une idée extrêmement minoritaire dans l’Union ». Pour l’Allemagne, on a vu pourquoi plus haut, ainsi que pour des pays comme la Pologne et la Roumanie qui profitent de bas salaires. Les autres se posent des questions. Les Etats-Unis, le Brésil ou la Chine, eux, ne s’en posent pas, ils pratiquent le protectionnisme quand ça les arrange. La Chine refuse même de vendre ses « terres rares ». Elle veut les conserver pour sa propre production, au grand dam des Américains.
« Le problème de la France c’est le manque de compétitivité » : ça signifie que les salaires sont trop élevés en France et cet « expert » voudrait bien qu’ils ne dépassent pas ceux des Roumains !
Pour terminer, parues dans « César » de mars, deux citations de Jean-Claude Michéa, auteur du Complexe d’Orphée :
« Le ralentissement de la croissance industrielle et la baisse de leur taux de profit au début des années 70, a conduit les grandes firmes capitalistes occidentales à imposer la "liberté des échanges" à l’ensemble des pays de la planète et à démanteler ainsi toutes les frontières protectrices, et par conséquent tous les acquis sociaux que les différents états étaient parvenus à mettre en place au lendemain de la victoire sur le nazisme […]
Depuis le milieu des années 80, toute référence à la question sociale a été balayée au profit de ces seules questions "sociétales" (mariage gay, légalisation de la drogue, vote des étrangers etc.) dont la principale fonction médiatique est de maintenir à tout prix (et surtout en période électorale) cette division permanente entre "un peuple de gauche" et "un peuple de droite" qui rend, par définition, impossible toute alliance anticapitaliste entre les différentes catégories populaires. Il est clair, en effet, que la seule chose que redoute l’oligarchie dirigeante – cette alliance des élites économiques, politiques, et culturelles – ce serait l’émergence d’un véritable front populaire. »
Et ce n’est pas encore pour demain. C’est pourquoi nos lendemains s’annoncent très malsains.
Philippe Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations. »
Guerre d'Algérie: les véritables responsables.
Pour l’anniversaire des 50 ans des accords d’Evian, tous les journaux et magazines ont rappelé le drame humain de la guerre d’Algérie, dont les blessures de part et d’autre de la méditerranée, ne se sont pas encore refermées. Mais comme les véritables responsables de cette tragédie ne sont pas mentionnés, rafraichissons les mémoires.
D’abord, les Alliés et De Gaulle, en compensation des services rendus à la nation par les légions d’Afrique et du Maghreb, avaient promis, en cas de défaite de l’Allemagne nazie, d’octroyer l’indépendance à ces peuples. Promesse qui fut tenue, sauf en ce qui concerne l’Algérie.
Ensuite, le 8 mai 1945, lors d’un défilé pour fêter la victoire des Alliés, une manifestation pacifiste d’Algériens, dont le but était de rappeler à la France sa promesse, dégénère en émeute à la suite de la mort d’un enfant tué par un policier. Cette émeute fit plus de cents morts parmi les « Européens ».
Le gouvernement français demande alors au général Duval une répression très dure afin que ce genre d’émeute ne se renouvelle pas. Ce fut le massacre de Sétif, avec entre dix mille et vingt mille morts algériens. Raymond Duval fut considéré par les Algériens comme un bourreau. Il avait pleinement conscience de ce qu’il avait fait. Il envoya une lettre au socialiste Vincent Auriol, Président de la république et à Robert Schuman Président du Conseil qui leur disait qu’il avait obéi aux ordres, mais que plus jamais il ne fallait lui demander de renouveler une telle tragédie, qu’il démissionnerait plutôt. Et il leur conseillait vivement ceci : « Je vous ai donné la paix pour 10 ans, à vous de vous en servir pour réconcilier les deux communautés. Une politique constructive est nécessaire pour rétablir la paix et la confiance. Si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable. »
En effet, comme l’ensemble des (ir)responsables politiques de l’époque n’en firent rien, l’insurrection de 1954 marqua le début de la Guerre d’Algérie.
Il n’y a jamais de fatalité, il n’y a que des lâches et des irresponsables.
Philippe Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations ».
Jeudi 8 mars: "Journée de la femme"
L’occasion de republier ce texte :
Les benêts fêtent les voisins
depuis qu’entassés dans des clapiers,
ils ne se parlent plus et se regardent de travers.
Les benêts fêtent la musique
depuis qu’ils jouent sur deux notes
et chantent sur trois mots.
Les benêts fêtent les mères
pour les remercier d’avoir fabriqué
après tant de chair à canon,
aujourd’hui des machines à surconsommer.
Les benêts fêtent la femme,
depuis qu’on l’étale presque nue
dans des poses de putes
pour leur vendre n’importe quoi,
et aussi, depuis que dès l’enfance,
ils peuvent de par le monde,
grâce à Internet,
s’exciter devant des scènes
de plus en plus avilissantes pour la femme.
Sans oublier le voile islamique
symbole de par les siècles
de la soumission
et qui gagne chaque jour du terrain.
Les benêts fêtent les grands-mères
depuis qu’ils les concentrationnent
dans des maisons de retraite,
afin que la sagesse des anciens ne perturbe point
l’endoctrinement d’une jeunesse télémédusée.
Les benêts ont même inventé
la journée contre le travail des enfants
depuis qu’ils se précipitent
pour acheter encore et encore
ces gadgets inutiles mais pas chers,
sortis des mains de gamins esclaves
exploités par des parents innommables
à la solde de marchands sans scrupules.
Les benêts fêtent le Développement durable
mais continuent à brûler sans vergogne
le pétrole qui manquera demain à leurs enfants.
©Annaba
Manuel Valls rassure les milliardaires!
Extrait de Challenges du 16 février : « Ils étaient plus de 800 à se presser au Centre Pompidou pour le diner annuel de la Société des Amis du Musée national d’art moderne, le 7 février […] Il faut dire que Manuel Valls, porte-parole du candidat socialiste, avait rassuré sur le seul point important pour cette population choyée : pas question de toucher à l’exemption des œuvres d’art dans le calcul de l’ISF ». Et pour les assurer aussi que les œuvres d’art seront toujours bien exclues de l’assiette de l’impôt, comme le décida, à l’initiative de Jack Lang, Laurent Fabius, ministre du budget en 1981 ! C’est donc toujours, à Gauche comme à Droite le même univers des coquins. L’occasion de ressortir mon blog de janvier dernier intitulé Comment font les milliardaires pour ne pas payer d’impôts ? Le gouvernement taxe la santé. Les mutuelles sont donc obligées d’augmenter leurs tarifs. C’est évidemment un scandale. En 1999 il n’y avait pas de taxe sur les mutuelles, elle est de 13,27% aujourd’hui. « Quatre millions de Français n’ont pas les moyens de s’offrir actuellement une complémentaire santé » Aujourd’hui en France du 21 septembre 2011. Il faudrait sans doute que les pauvres et les petits revenus participent à l’effort de désendettement de la France. Mais parallèlement, grâce à l’émission « Pièces à conviction » diffusée sur France 3, le 4 janvier dernier, on apprend que : « Une trentaine d’œuvres d’art déclarées disparues ou volées ont été récemment retrouvées par les policiers dans un coffre-fort à Paris. Problème : le coffre est celui de l’un des plus grands marchands d’art de la planète, Daniel Wildenstein, décédé en 2001. L’enquête de « Pièces à conviction révèle des circuits parallèles et des pratiques douteuses, où des toiles de maîtres dorment dans des paradis fiscaux et où les secrets de famille se transmettent de génération en génération… C’est d’ailleurs une querelle d’héritage qui a permis d’entrevoir l’incroyable trésor caché des Wildenstein… ». Le reporter suit un avocat d’affaires dans un immense bunker à Genève ou d’innombrables œuvres d’art, appartenant à divers multimilliardaires du monde entier, sont stockées, changent de propriétaires sans bouger, mais avec d’importantes plus values qui échappent à toute fiscalité. Les petits contribuables sont pourchassés par Bercy. Mais les très gros jamais. La loi les protège : le parlement a toujours refusé de taxer les plus-values des œuvres d’art, sous le prétexte fallacieux de ne pas décourager les amateurs. Ça permet surtout aux milliardaires de planquer ainsi leurs profits dans des valeurs refuges dissimulables et transférables dans les paradis fiscaux. Un titre dans Le Monde du 22 octobre 2010 est révélateur : « Pourquoi le marché de l’art résiste-t-il à la crise ? Les marchands sont-ils les nouveaux traders ? » On y lit : « À la bourse le délit d’initiés est puni. En art, c’est une vertu… Ce milieu est une source de profits qui use de méthodes aux côtés desquelles celles des traders font figure d’aimables plaisanteries. » Dans les foires internationales d’art contemporain et dans les grandes salles des ventes se pressent de plus en plus de financiers et d’industriels bénéficiaires de la mondialisation et qui ne savent plus comment placer leurs immenses profits. Les œuvres classiques se retrouvant rarement sur le marché, les nouveaux riches se précipitent sur les crottes de chiens et autres croûtes dignes des enfants de maternelle, signées de grands noms créés de toute pièce par cette intelligentsia du business. Ce sont des sommes faramineuses qui sont en jeu. Un jour cette bulle aussi explosera ; mais en attendant l’évasion fiscale des milliardaires, cautionnée par vos élus fait que c’est la classe moyenne et elle seule qui supporte le poids de la dette et qui se paupérise chaque jour un peu plus. Demandez aux candidats à la présidentielle s’ils sont prêts à taxer les plus-values de l’art, et voter pour celui qui vous en fera la promesse. S’il n’y en a aucun, arrêtez de vous indigner comme des benêts, entrez en résistance.
Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations ».
L'extrême malhonnêteté des médias.
Et vous leur faites encore confiance ?
Depuis le 11 janvier le film « Les nouveaux chiens de garde » est dans les salles. Mon œil ! Par exemple, il n’est à l’affiche dans aucune des salles du Var. Vous avez subi pendant plus de trois semaines la propagande relative aux « Intouchables », toutes chaînes et radios confondues, mais pas un mot sur ce film dont Marianne nous dit : « Sans doute "Les nouveaux chiens de garde" seront-ils le film le moins commenté dans les médias. Et pour cause ! Le documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, adaptation au cinéma de l’essai de Serge Halimi (1997), éreinte les médias, leurs journalistes vedettes et les "experts".
Qu’y voit-on ? Des industriels propriétaires des grands médias et proches du pouvoir politique [quel qu’il soit], des éditorialistes cumulards et des journalistes complices de l’élite économique, des experts omniprésents qui se trompent souvent, mais à qui on ne demande jamais de compte. En clair un monde médiatique consanguin excluant et diabolisant la différence.
Vision manichéenne ? Certes, mais ce n’est pas une raison pour passer sous silence ce film qui, hélas, assène quelques vérités pas toujours bonnes à dire. Regard réaliste sur une idéologie médiatique dominante ? Sans doute, encore que tous les journalistes ne sont pas interchangeables et que certains même à la radio, même dans les journaux détenus par de grands industriels, exercent correctement leur métier. Bref, allez voir ce film et critiquez-le ! Il est fait pour ça… »
On aimerait bien, mais c’est impossible, à moins sans doute d’habiter Paris ou une très grande ville.
Et Marianne, j’espère me pardonnera pour ce copié-collé.

